La comtesse Greffulhe

La comtesse Greffulhe Visiter ces lieux aujourd'hui

Visiter ces lieux aujourd'hui

La question revient constamment. La réponse dépend de chaque propriété et change dans le temps, donc voici la méthode plutôt qu'une liste qui serait fausse dans six mois.

Pourquoi nous ne publions pas de liste

Les conditions d'accès aux demeures privées évoluent : changement de propriétaire, travaux, saison, mise en location. Une liste figée induirait en erreur, et le déplacement inutile est le pire service à rendre à un lecteur.

Nous indiquons donc où chercher l'information à jour.

Les trois voies d'accès

Les Journées européennes du patrimoine, en septembre, ouvrent chaque année des propriétés privées habituellement fermées. Le programme départemental paraît en amont et se consulte en ligne.

Les visites organisées par les associations de sauvegarde du patrimoine et les offices de tourisme départementaux. En Seine-et-Marne, l'office départemental recense les monuments accessibles.

La demande directe. Un certain nombre de demeures privées accueillent des visites de groupe sur rendez-vous, souvent au profit de leur entretien. La démarche consiste à écrire, en expliquant le motif, et à accepter un refus sans insister.

La privatisation

Beaucoup de châteaux privés financent aujourd'hui leur conservation en accueillant des événements : mariages, séminaires, tournages. C'est devenu, pour une partie du patrimoine français, la condition matérielle de sa survie.

Le problème est ancien et ne concerne pas que la campagne. Les grandes demeures urbaines ont connu les mêmes arbitrages, avec des issues souvent plus brutales, comme nous l'expliquons à propos du devenir des hôtels particuliers parisiens.

Si vous cherchez à privatiser une demeure de ce type, les questions utiles sont toujours les mêmes : ce que couvre exactement la mise à disposition, quelles pièces sont accessibles, quelles contraintes de conservation s'appliquent, et qui est présent le jour même. Les propriétaires sérieux répondent à cela par écrit et sans difficulté.

Ce qu'il reste réellement à voir

Une mise au point s'impose avant tout déplacement, parce que l'attente et la réalité divergent souvent.

Des trois adresses qui structurent cette histoire, aucune ne se visite comme un musée. Bois-Boudran est une propriété privée. L'hôtel de la rue d'Astorg a connu le sort ordinaire des grandes demeures parisiennes, et nous ne prétendons pas savoir précisément ce qu'il en subsiste — c'est écrit sans détour sur la page consacrée aux hôtels particuliers.

Ce qui se voit, en revanche, est ailleurs et vaut le détour. Les vêtements conservés et présentés par un musée de la mode donnent une idée physique de cette existence que nul texte ne remplace : nous expliquons ce qu'un vêtement conservé établit et ce qu'il n'établit pas. Les fonds d'archives publics permettent de lire des documents plutôt que des commentaires. Et les demeures du même type ouvertes au public, sans rapport avec elle, restituent le plan et les usages mieux qu'une photographie.

Une méthode plutôt qu'une adresse

Si vous cherchez à voir une demeure précise, la démarche efficace tient en trois vérifications, dans cet ordre.

Regardez d'abord si le bâtiment est protégé au titre des monuments historiques : la base nationale du ministère de la Culture le dit, et une protection implique souvent une ouverture au moins annuelle. Consultez ensuite le programme départemental des Journées du patrimoine de l'année en cours, et non celui de l'an dernier, dont les entrées ne se reconduisent pas. Contactez enfin l'office de tourisme du département, qui sait ce qui ouvre réellement.

Une protection n'est pas une autorisation de visite, et l'inverse est vrai aussi : des demeures non protégées ouvrent, des demeures classées restent fermées. Ce sont deux questions distinctes qu'on confond souvent.

Une remarque

Ces demeures ne sont pas des décors. Elles sont habitées, entretenues à grands frais, et ce que l'on y visite existe parce que quelqu'un s'en occupe. Cela mérite d'être rappelé avant de frapper à une porte.

C'était déjà vrai au XIXe siècle, où un château de réception ne fonctionnait qu'avec un personnel permanent et un territoire entretenu toute l'année pour quelques journées d'usage — nous le décrivons à propos de la saison de chasse. L'échelle a changé, pas la nature du problème.

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